DIVERSITÉ DES MODALITÉS DE PRODUCTION APICOLES DANS LA PLAINE DE MITIDJA (ALGÉRIE)


OUAKLI Khalissa, NEGGACHE Soumia, MEFTI-KORTEBY Hakima et BENCHERCHALI Mohamed

Résumé

Description du sujet. Le développement de l’apiculture en Algérie exige la connaissance des principaux problèmes que rencontrent les apiculteurs et plus particulièrement dans une zone propice à l’élevage apicole à savoir la région Centre.

Objectifs. Le présent article vise à souligner les particularités des types d’élevage apicoles dans la Mitidja (Algérie) et identifier ainsi leurs forces et leurs faiblesses pour pouvoir préconiser des recommandations pour chaque apiculteur ou groupe d’apiculteurs.

Méthodes. Une enquête menée chez 30 apiculteurs de la région a permis la réalisation d’une typologie. Celle-ci apporte un cadre d’analyse des particularismes observés au niveau des systèmes d’exploitation en identifiant un certain nombre de types de systèmes présents dans la Mitidja.

Résultats. L’analyse globale de ces élevages montre que la taille du parc rucher est de 140±72,97 ruches/apiculteur. Ce dernier assure une production annuelle de miel de l’ordre de 1161±230,21 kg/apiculteur, soit un rendement de 13,36±10,34 kg/ruche/an. La vente directe parait être le circuit privilégié de commercialisation des produits de la ruche. Par ailleurs, l’analyse en composantes multiples (ACM) a permis d’identifier 05 classes d’apiculteurs : i) élevage apicole sédentaire, au nombre de ruches faible et à production faible ; ii) élevage apicole transhumant associé à l’agriculture, au nombre de ruche faible et à production moyenne ; iii) élevage apicole transhumant associé à l’agriculture, au nombre de ruche moyen et à production moyenne ; iv) élevage apicole transhumant associé à l’agriculture, au nombre de ruche important et à production de miel moyenne ; v) élevage apicole transhumant associé à l’agriculture, au nombre de ruches important et à production importante.

Conclusion. Les difficultés recensées sont globalement communes aux types d’apiculteurs identifiés comme le manque de cadre idéal, à savoir l’aménagement des espaces d’élevage de ruches au niveau des régions de grand potentiel. Les colonies d’abeille sont affaiblies par l’utilisation des pesticides, la propagation des maladies et les essaimages naturels incontrôlés

DIVERSITY OF BEEKEEPING PRODUCTION METHODS IN THE MITIDJA PLAIN (ALGERIA)

Abstract

Description of the subject. The development of beekeeping in Algeria requires knowledge of the main problems that beekeepers encounter and more particularly in an area favorable to beekeeping, namely the Center region.

Objectives. This article aims to highlight the particularities of the types of beekeeping in Mitidja (Algeria) and identify their strengths and weaknesses to be able to advocate recommendations for each beekeeper or group of beekeepers.

Methods. A survey of 30 beekeepers in the region led to a typology. This provides a framework for analyzing the particularities observed in the operating systems by identifying a number of types of systems present in Mitidja.

Results. The overall analysis of these farms shows that the size of the apiary park is 140 ± 72.97 hives / beekeeper. The latter ensures an annual production of honey of the order of 1161 ± 230.21 kg / beekeeper, a yield of 13.36 ± 10.34 kg / hive / year. Direct selling seems to be the preferred channel for marketing bee products. In addition, multiple component analysis (MCA) identified 5 classes of beekeepers: (i) sedentary beekeeping, with low numbers of hives and low production; (ii) transhumant beekeeping associated with agriculture, low number of hives and medium production; (iii) transhumant beekeeping associated with agriculture, average hive number and medium production; (iv) transhumant beekeeping associated with agriculture, large hive numbers and medium honey production; v) Transhumant beekeeping associated with agriculture, the number of hives and significant production.

Conclusion. The difficulties identified are generally common to the types of beekeepers identified as the lack of an ideal setting, namely the development of hive breeding areas in regions of great potential. Bee colonies are weakened by pesticide use, spread of diseases and uncontrolled natural swarms.

PDF: 22-1694-1700_ OUAKLI et al